| Charango | |
|---|---|
photographie principale | |
| Cordes | 5 a (10) |
| Accordage | La menor · mi-la-mi-do-sol |
| Matériaux | Naranjillo, cedro; tapa de abeto |
| Apparentés | Ronroco, hualaycho |
| Classification | Cordófono compuesto, pulsado |
| Hornbostel-Sachs | 321.322 |
| Centre de fabrication | Aiquile, Bolivia |
Le charango est un instrument à cordes pincées de la famille des cordophones composés, originaire de la région andine. Il compte cinq ordres doubles de cordes —dix au total— et se distingue par sa taille réduite et son registre aigu et brillant.
Origine et histoire
Le charango est apparu au début de la période coloniale, probablement entre les XVIIe et XVIIIe siècles, résultant de la rencontre entre les cordophones ibériques —vihuela, guitare et bandurria— et les traditions sonores des communautés andines.
La première mention écrite revient à l'érudit bohémien Tadeo Haenke (vers 1799–1814).
Débat sur l'origine
Un débat académique non résolu persiste sur l'origine unique ou multiple du charango. La position la plus répandue situe sa naissance dans les zones minières du Potosí colonial.
Construction et lutherie
Matériaux
Historiquement, le corps était taillé dans la carapace du quirquincho (Chaetophractus nationi). Son commerce est aujourd'hui interdit par la convention CITES.
- Taille massive : corps creusé dans un bloc de bois (naranjillo, cèdre, noyer).
- Douelles et fonds : construction en lamelles collées similaire à la guitare.
Parties de l'instrument
| Partie | Fonction |
|---|---|
| Caisse de résonance | Amplifie les vibrations |
| Table d'harmonie | Principal émetteur du son |
| Manche | Support de la touche (17–25 frettes) |
| Chevillier | Accordage |
| Chevalet | Transmet la vibration au corps |
Écoles de construction
Aiquile (Cochabamba, Bolivie) est reconnue comme la capitale du charango.
Accordage
L'accordage le plus répandu est le temple naturel : mi – la – mi – do – sol.
Technique d'interprétation
- Rasgueo (charangueo) : caractère rythmique et accordal.
- Punteo : mélodique, exploite le registre aigu pour des lignes ornementées.
Variantes
- Ronroco — taille plus grande, registre un quart plus grave.
- Hualaycho — version petite et très aiguë.
- Chillador — cordage métallique.
Interprètes notables
- Mauro Núñez (1899–1973) : a systématisé le répertoire folklorique.
- Ernesto Cavour (1940–) : luthier et chercheur.
- Gustavo Santaolalla (1951–) : a popularisé le ronroco mondialement.
Voir aussi
Références
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